Le réseau européen des villes bio, ou “European Organic Cities Network”, est né avec l’objectif de construire un réseau d’organismes locaux qui agit pour promouvoir un style de vie en harmonie avec la nature, un choix qui caractérise l’agriculture biologique comme une identité forte, utile à adresser la production agricole vers un standard de qualité, pour valoriser le territoire, mais aussi pour orienter les habitants d’une ville vers une consommation consciente. Le choix de promouvoir l’insertion du bio dans les consommations institutionnelles, comme par exemple la restauration scolaire, est engagé aussi comme opportunité pour favoriser l’éducation à la consommation et pour soutenir la reconstruction de circuits économiques locaux, favorisant, pour l’approvisionnement, les productions de saison et du territoire.

Les Villes de la Bio pensent qui l’agriculture biologique ne représente pas uniquement aujourd’hui une méthode de culture, mais aussi une proposition culturelle, un modèle de croissance économique attentif à la préservation des ressources, à la compatibilité ambiante et à la mise en valeur des différences locales.

Les Villes de la Bio soutiennent qu’il n’est pas suffisant d’œuvrer à la seule conversion de l’entreprise agricole mais que le processus doit être étendu au territoire dans son ensemble, en impliquant plus secteurs productifs et sollicitant chaque entreprise à mettre en place des mesures adressées à l’éco-compatibilité.

Pour promouvoir la culture du biologique il faut impliquer la communauté toute entière et la commune, qui est l’unité administrative plus proche des habitants d’une ville et représente l’opérateur le plus important apte à caractériser et définir les conditions qui offriront à tous les habitants une meilleure qualité de vie, à activer les énergies endogènes et à valoriser les différences biologiques, ambiantes, socio-économiques et culturelles de la réalité locale.

Les Villes de la Bio entendent promouvoir un modèle d’économie qui tient compte en manière responsable des ressources disponibles, que puisse être soutenu dans le temps, qui soit durable, en assumant la tutelle du milieu comme une exigence inéluctable. Cela implique une orientation vers les ressources les meilleures: la qualité de l’agriculture et de la culture ” gastronomique ”, la sauvegarde du paysage et de l’environnement, de l’histoire et de l’art, avec investissements dans la recherche avancée. Il faut consommer moins de territoire, moins d’énergie et moins de ressources pour obtenir des résultats meilleurs, sans baisser le niveau des garanties sociales et ambiantes.

Les Villes de la Bio naissent, donc, pour promouvoir un projet culturel, ” la culture de la bio “, pour créer une forte synergie entre réalités qui, même si bien différentes entre elles, peuvent générer une forte impulsion à l’affirmation de choix productifs et de styles de vie attentifs à la défense de l’environnement.

Le comité de pilotage de ce projet est composé de 12 membres :

  • Werner Ebert (Service Santé et Environnement de Nuremberg – Allemagne)
  • Antonio Ferrentino (Président de Citta Del Bio – Italie)
  • Bo Hjalmefjord (Elu de Vaxjo – Suède)
  • Silvia Fregonet (Eco Parlementaire – Italie)
  • Sébastien Geneuil (association Lou Labo – France)
  • Bernhard Kromp (Directeur de Bioforschung – Autriche)
  • Michael Latz (Maire de Correns – France)
  • Luigi Massa (Secrétaire général de Citta Del Bio – Italie)
  • Peter Pluschke (Directeur du service Santé et Environnement de Nuremberg – Allemagne)
  • Renate Schffenberger (Tourisme de Seeham – Autriche)
  • Claudio Sérafini (Luxembourg)
  • Giovanni Venegoni (association Milan Food Pact – Italie)