A l’image d’une agriculture riche dans sa diversité, la région méditerranéenne française possède une large gamme d’espèces végétales.

Forts de cet héritage, et soucieux de préserver l’avenir de ce patrimoine, élus, amateurs, scientifiques, professionnels, techniciens et experts allient leurs compétences pour aider ces ressources à franchir le pas entre tradition et modernité.

Un héritage

La biodiversité des espèces sauvages occupe souvent le devant de la scène mais la biodiversité cultivée mérite aussi une attention particulière. Les variétés cultivées sont un reflet particulier des activités de l’homme au sein des agro-écosystèmes. Leur diversité se modifie, s’accroît ou se restreint, en même temps que se transforment les systèmes sociaux, écologiques, techniques, économiques, voire politiques.

Les habitants des campagnes, au sein d’une région remarquable par la diversité des reliefs, des sols, des climats et des traditions ont contribué, au fil des siècles, à forger un patrimoine inestimable qui est l’une de nos richesses essentielles d’aujourd’hui et de demain.

Façonné depuis des siècles, adapté à un territoire particulier, ce véritable patrimoine vivant méconnu et menacé, porte en lui une richesse biologique et culturelle considérable; la trace d’une histoire technique, sociale et culturelle.

A l’heure où la mondialisation agricole a atteint des limites soutenables pour l’humanité et la planète, une réflexion et des actions sont à mener en faveur des variétés adaptées à leur territoire.

Une menace

Une partie de ces ressources est aujourd’hui fragilisée par les changements qui se sont produits ces dernières années: l’intensification, la modernisation de l’agriculture, la mondialisation de l’économie ainsi qu’une urbanisation démesurée ont conduit à simplifier les systèmes de production et à répandre des modèles de consommation qui reposent sur un nombre réduit d’espèces.

Chacune de ces espèces est représentée seulement par quelques variétés sélectionnées pour leurs performances dans des conditions contrôlées et répondant mieux aux besoins du marché national. Supplanté par celles-ci, nombre de variétés se trouve engagé dans un processus d’érosion parfois irréversible qui conduit à leur disparition.

Non compétitif aujourd’hui, ce patrimoine de terroir menacé de disparition n’en est pas moins le garant de la variabilité génétique, c’est à dire du maintien d’une large gamme de caractères (morphologiques, de reproduction, arômes, résistances aux maladies, etc.). Cette diversité génétique fonde la richesse du monde vivant que nous exploitons.

Le Conservatoire Méditerranéen Partagé présente un double enjeu celui de conserver la diversité génétique et celui de conserver vivant ce patrimoine naturel et culturel.

Le comité de pilotage de ce projet est composé de 11 membres :

  • Florent Audibert (Domaine de la Courtade)
  • Laetitia Bantwell (ENS – Département du Var)
  • Laurence Berlemont (Cabinet d’Agronomie Provençale)
  • Daniel Bielmann (Parc National de Port Cros)
  • Christian Brayer (Directeur du Lycée Agricole de la Provence Verte)
  • Patrice de Colmont (Domaine de la Môle)
  • Sébastien Geneuil (association Lou Labo)
  • Sylvia Lochon-Menseau (Conservatoire de Porquerolles)
  • Anne-Marie Mansiaux (Domaine du Rayol)
  • Marc Richard (association La prune de Brignoles)
  • Nicole Rullan (1ère adjointe de Correns)